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 l ypocapnie cest quoi?

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MessageSujet: l ypocapnie cest quoi?   Dim 16 Jan - 9:16

hypocapnie



Diminution de la concentration de gaz carbonique dans le sang.



Une hypocapnie est due à une élimination excessive de gaz carbonique, signe d'une hyperventilation alvéolaire (augmentation des entrées et des sorties d'air dans les alvéoles pulmonaires). Celle-ci peut être causée par un exercice intense, par certaines maladies (embolie ou infection pulmonaires en particulier) mais aussi par des phénomènes nerveux ou liés au comportement et à l'émotivité.

Lorsque l'hypocapnie survient brutalement, elle est responsable d'une alcalose respiratoire (alcalinité sanguine excessive) et peut même entraîner, dans quelques cas exceptionnels, un ralentissement, voire un arrêt, respiratoire. Le traitement de l'hypocapnie relève de sa cause

LYPERVENTILLATION
L’hyperventilation se définit par une respiration qui excède la demande métabolique. Ce déséquilibre aboutit à une perte excessive de CO2 d’où hypocapnie et alcalose respiratoire (111). Une fois l’hypocapnie installée, de simples efforts respiratoires, soupirs ou bâillements, suffisent à maintenir la PaCO2 basse (72).
1/ Conséquences du déséquilibre respiratoire
1-1/ La PaCO2, sans compensation rénale du taux des bicarbonates, entraîne alcalose respiratoire et déplacement de la courbe de dissociation de HbO2 vers la gauche. Il en résulte une baisse de disponibilité de l’oxygène pour les tissus (46) (39).
1-2/ L’hypocapnie induit une vasoconstriction générale (86)
Ø cerveau : le débit cérébral baisse de 2% pour chaque baisse de 1mmHg de PaCO2 en dessous de 22mmHg (11). L’EEG est ralenti quand la PaCO2 est inférieure à 21mmHg, surtout chez le sujet jeune. L’hypoxie cérébrale explique vertiges, syncopes, troubles visuels, céphalées, trouble de conscience. Il a été décrit des perturbations EEG (36)
Ø coronaires : la baisse du débit sanguin favorise angor (15) (16), douleurs atypiques (101), troubles du rythme, modifications ECG : sous décalage de ST, onde T négative (67) (68) (14)
Ø peau : froideur des extrémités pouvant aller jusqu’au syndrome de Raynaud
Ø autres localisations : douleurs musculaires, troubles digestifs
1-3/ L’alcalose induit une hyperexcitabilité neuronale
Ø augmentation de l’activité corticale et hypothalamique sur les oscillateurs respiratoires bulbaires
Ø augmentation de l’action directe du cortex sur les motoneurones spinaux (52
Ø augmentation de l’activité du système sympathico-adrénergique (79)
d’où une stimulation de la respiration, une baisse de l’impact habituellement prépondérant du contrôle ventilatoire automatique sur la régulation de la PaCO2. Dès lors, la PaCO2 est plus sensible aux influences comportementales qui sont responsables de son réglage à un taux plus bas.
Chez le sujet normal, les paresthésies apparaissent pour une PaCO2<20mmHg et une activité EMG spontanée survient pour une variation de la PaCO2>4mmHg (95)
1-4/ biologie :
Ø l’accumulation de métabolites acides favorise un déséquilibre de la balance intra/extra cellulaire en ions calcium (62)
Ø augmentation de la glycolyse tissulaire avec production de lactates et autres acides (95)
Ø rapide et significative baisse de la phosphorémie liée à un passage en intracellulaire sous la dépendance de l’insuline en réponse à une augmentation de la glycolyse (44)(96)(9)
2/ Causes de l’hyperventilation
2-1/ mauvaise habitude respiratoire
Pour LUM (36), la respiration thoracique serait privilégiée par rapport à la respiration abdominale ou il existerait une anomalie du contrôle de la respiration. Ce type de ventilation serait alors sensible à un stimulus physique ou émotionnel le faisant basculer dans l’hyperventilation (58). Cependant, pour Willeput (107), cette modification respiratoire n’est que la conséquence mécanique de l’hyperventilation et non la cause.
2-2/ manifestation d’un désordre psychologique, surtout anxiété
2-3/ pour certains le syndrome d’hyperventilation n’existe pas, la symptomatologie étant toujours secondaire à une cause organique sous-jacente (4)
2-4/ pour Monday (59), le syndrome d’hyperventilation serait un « continuum dynamique » entre une mauvaise habitude respiratoire d’une part et une attaque de panique d’autre part. Entre ces 2 pôles mécanique et psychologique, l’état du patient pourrait varier selon l’environnement.
Au total, le syndrome d’hyperventilation est le résultat d’interrelations complexes entre des symptômes physiques et les fonctions corticales supérieures cognitives et psychoaffectives (93)
CLINIQUE
La définition même du syndrome précise qu’existe une kyrielle de signes touchant plusieurs organes et réalisant autant de tableaux cliniques non spécifiques. Comme le syndrome d’hyperventilation est très anxiogène, l’angoisse créée favorise un cercle vicieux qui, une fois amorcé, s ‘autoentretient.
Une équipe anglaise a récemment proposé une classification du syndrome d’hyperventilation en trois présentation cliniques (71) : formes aiguë, subaiguë, chronique correspondant aux types 1,2,3.
1/ FORMES AIGUES
Présentation clinique rare (1% pour plusieurs auteurs à 10% pour Saunders (71)), la forme aigue est spectaculaire associant hyperventilation sévère, spasmes, angoisse. La crise est volontiers déclenchée par un stress physique ou psychique (9)(52).
La dyspnée à type d’asphyxie domine le tableau (60%) dans un contexte de panique (30%). Les douleurs thoraciques (45%) et paresthésies (35%) sont les autres signes majeurs. Vertiges et malaises surviennent dans 15% des cas. Les palpitations (13%) et myalgies (9%) sont également souvent décrits.
Pour GARDNER (61), 87% des patients se présentent dans un tableau simulant une urgence organique (53) :
infarctus du myocarde (48%), intoxication (17%), épilepsie (4%), diabète (4%)
Il convient de toujours rechercher une étiologie organique sous-jacente : un asthme existe dans 1 cas sur 3, un trouble psychique dans 1 cas sur 4. Il faut également rechercher une intoxication médicamenteuse type aspirine, une prise de drogue ou d’alcool.
2/ FORMES SUBAIGUES
Malgré la disparition de la cause initiale, l’hyperventilation peut se maintenir en l’absence de diagnostic et de traitement adapté. Les symptômes qui en découlent se mettent en place et s’auto-entretiennent. Ce cercle vicieux persiste tant que le sujet est persuadé avoir une maladie grave (52). Le patient multiplie alors les consultations médicales et évolue vers l’invalidité.
La dyspnée se traduit plus volontiers par « un manque d’air ». L’angoisse remplace la panique.
Ce tableau est beaucoup plus fréquent (35% des cas environ)
3/ FORMES CHRONIQUES
La forme chronique est de loin la plus fréquente (>50%) et se traduit par une grande diversité de tableaux cliniques, compliquant le diagnostic.
8 signes généraux : fatigue pouvant aller jusqu'à épuisement ; à rapprocher du syndrome de ‘fatigue chronique’ ou du syndrome ‘d’effort’
8 signes respiratoires :
Ø dyspnée : (86) se retrouve dans 50 à 90% des cas
se traduit par une grande variété de plaintes : ‘manque d’air’, ‘fatigue’, ‘blocage respiratoire’..
rarement en relation avec l’effort
s’accompagne de bâillements, soupirs, modification du rythme respiratoire : tous signes souvent associés mais rarement reconnus spontanément par le patient
Ø douleur thoracique :
souvent la plainte dominante mais très variable dans sa forme mais non liée à l’effort et durable
l’hyperventilation représente 50 à 90% des douleurs non cardiaques
parfois douleur pseudo-angineuse (64) de diagnostic d’autant plus difficile que l’hyperventilation peut, en diminuant l’oxygénation du myocarde, précipiter une crise d’angor (65)
Ø toux :
irritative, persistante
parfois pseudo-tumorale chez le fumeur
8 signes cardio-vasculaires : (50% des cas)
palpitations, arythmie
précordialgies
froideur des extrémités pouvant aller jusqu’au syndrome de Raynaud
modifications ECG
8 signes neuro-végétatifs:
étourdissements, céphalées
tremblements
troubles de la vue, acouphènes
paresthésies
8 signes psychiatriques :
anxiété, panique
phobies
insomnie, cauchemars
dépression
dans 10% des cas d’hyperventilation avec trouble émotionnel, les signes cliniques sont unilatéraux. Cette latéralisation avec prédilection à gauche est mal comprise : l’hémisphère droit pourrait jouer un rôle spécifique dans le stress et les désordres émotionnels (62)(51)
Au total :
parfois les signes apparaissent dans un contexte évocateur : (46)
patient jeune, nerveux
plaintes multiples, vagues et mineures
peur de souffrir d’une maladie grave
multiplication des consultations médicales
prise de tranquillisants
soupirs fréquents, fatigue, mains moites, tremblements tachycardie
ailleurs une plainte peut résumer le tableau clinique :
le diagnostic peut errer longtemps, les demandes d’examens se multiplier
le diagnostic ne sera alors évoqué qu’à l’occasion d’une exacerbation aiguë du syndrome
La forme chronique est l’aboutissement du syndrome alors que le cercle vicieux hyperventilation-angoisse s’est pérennisé. Son diagnostic est plus tardif, vers 53 ans. Un état dépressif est associé dans 59% des cas (71)
DIAGNOSTIC
Aucun test ne permet à lui seul d'affirmer le diagnostic (53)(54)(55)
1/ INTERROGATOIRE:
Le syndrome d'hyperventilation est avant tout évoqué par l'interrogatoire qui note:
F plaintes multiples
F symptomatologie atypique
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maxin
Trop tard ! Tu as mis le pied dedans
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MessageSujet: Re: l ypocapnie cest quoi?   Dim 16 Jan - 9:53

ok j'ai vu
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l ypocapnie cest quoi?
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