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 Transplantation pulmonaire

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MINA
Invité



MessageSujet: Transplantation pulmonaire    Ven 24 Juin - 11:12

Transplantation pulmonaire : la greffe de souffle



Les transplantations pulmonaires ou coeur-poumons sont rares par rapport à d'autres greffes. Particulièrement fragile, le poumon résiste mal aux conditions de prélèvement et de conservation. Ces interventions difficiles ne sont réalisées que dans quelques centres extrêmement spécialisés
Pourquoi une greffe de poumons ?
[size=9]Les transplantations pulmonaires sont actuellement réservées aux personnes ayant une maladie respiratoire mettant leur vie en danger à court terme ou leur imposant des conditions d'existence extrêmement difficiles.
La greffe peut être justifiée par une maladie des vaisseaux pulmonaires, comme l'hypertension artérielle pulmonaire ou une altération des poumons eux-mêmes, comme les fibroses pulmonaires, l'emphysème ou la mucoviscidose. Lorsqu'elles sont évoluées, ces maladies imposent des soins quotidiens extrêmement contraignants et limitent les activités physiques. Elles entraînent un risque très élevé de décès par infection ou défaillance respiratoire. Une transplantation réussie permet de retrouver une vie quasiment normale.
Après un bilan pour vérifier les indications et contre-indications à la greffe, le candidat est inscrit sur la liste d'attente de son centre de transplantation et son dossier administratif est transmis à l'Agence de Biomédecine, qui centralise les données.
En 2002, 88 personnes ont reçu une greffe de poumon et 20 une greffe coeur-poumons :


  • Près d'un tiers des adultes et 19 des 25 enfants qui ont été inscrits cette année-là sur les listes d'attente pour un greffon pulmonaire étaient atteint de mucoviscidose ;
  • L'emphysème et les autres bronchopathies chroniques obstructives viennent en seconde position chez l'adulte, suivi des fibroses.
11 % des greffes chez l'enfant et 4,7 % chez l'adulte correspondaient à une nouvelle transplantation. Près de deux tiers des malades greffés étaient des hommes. Près de la moitié (47,7 %) avaient entre 16 et 45 ans et 34,1 % entre 46 et 65 ans. Seul 4 enfants de moins de 16 ans ont été greffés, ce qui souligne les difficultés pour trouver un organe en bon état de taille adaptée.*

Le déroulement de la greffe
La greffe de poumons est réalisée généralement à partir d'un donneur en état de mort cérébrale, dont la respiration et la circulation sont maintenus artificiellement jusqu'au prélèvement. Mais, comme pour le foie ou le rein, un parent vivant peut également proposer de donner une partie de ses poumons. Dans ce cas, un seul poumon est prélevé, le poumon restant permettant d'assurer une fonction respiratoire correcte. Le donneur doit être majeur, demandeur et volontaire. Exceptionnellement, le don peut provenir du conjoint, après accord d'un juge. Ces greffes avec donneur vivant sont exceptionnelles actuellement (1 cas en 2002, aucun en 2003). Dans ces cas, l'intervention peut être programmée. Receveur et donneur sont opérés en même temps, par deux équipes différentes, dans deux salles d'opération voisines.
Dans le cas d'une greffe avec donneur en état de mort cérébrale, prélèvement et greffes sont réalisées par deux équipes différentes en des lieux différents. Habituellement, l'ensemble coeur-poumons est prélevé chirurgicalement chez le donneur, au bloc opératoire. Ensuite, coeur et poumons sont éventuellement séparés pour être proposés à des malades différents. Les organes sont soigneusement examinés pour vérifier l'absence de lésions. Entre 80 et 85 % des poumons ne peuvent être greffés car ils sont le siège d'un oedème ou d'une infection, ce qui explique en partie l'insuffisance de greffons pulmonaires. Donneur et receveur doivent être de même groupe sanguin ou, en cas d'urgence, de groupes sanguins compatibles.
L'intervention dure 6 à 8 heures. Trois types de greffes peuvent être réalisés :


  • La greffe bipulmonaire. Dans ce cas l'ensemble des deux poumons, avec leur vascularisation, est prélevé en bloc chez un donneur, et le poumon droit, puis le gauche, sont greffés successivement à la place des poumons du receveur. L'intervention se déroule souvent sous circulation extracorporelle : le sang est dérivé de part et d'autre du coeur, l'oxygénation et la circulation sanguines étant assurées par un oxygénateur et une pompe extracorporelle ;
  • La greffe monopulmonaire. Un seul poumon est remplacé, l'autre étant laissé en place. La circulation extracorporelle n'est généralement pas nécessaire ;
  • La greffe coeur-poumons. L'ensemble coeur-poumons est greffé. Dans ce cas la circulation extracorporelle est bien sûr indispensable. La préparation du receveur comprend d'abord l'ablation du coeur, puis celle des poumons. Ensuite les poumons sont mis en place dans le thorax et la trachée est suturée à celle du receveur. Le coeur est suturé comme dans le cas d'une transplantation cardiaque.
La transplantation coeur-poumon est indiquée lorsqu'il existe une altération cardiaque associée à l'atteinte pulmonaire ou en cas d'hypertension artérielle pulmonaire. La transplantation monopulmonaire est exclue en cas de suppuration pulmonaire. Dans les autres cas, le choix de l'intervention se discute. La transplantation monopulmonaire est plus simple et permet de greffer deux personnes à partir d'un seul donneur. Mais elle présente aussi des inconvénients.

Après la greffe
Après l'intervention, la personne greffée reste généralement une à trois semaines en réanimation. Elle est intubée pendant quelques jours pour permettre une ventilation assistée. Un traitement antalgique est mis en oeuvre, en faisant éventuellement appel à des produits anesthésiants, pour éviter que la douleur ne gêne la fonction respiratoire. Un traitement antibiotique est instauré avant la transplantation et maintenu quelques jours pour prévenir les infections, principales complications postopératoires, avec le rejet aigu.
La durée totale d'hospitalisation est très variable selon l'état respiratoire et la survenue de complications. Une rééducation est mise en oeuvre précocement, comprenant des exercices pour développer les capacités respiratoires et prévenir les infections pulmonaires, et une mobilisation pour améliorer la force musculaire et diminuer les risques de phlébites et d'infections pulmonaires. Après l'hospitalisation, il est indispensable de continuer l'exercice physique, avec un programme d'entraînement régulier pour augmenter les capacités d'endurance.

Le suivi après la transplantation
Le risque de rejet aigu est plus élevé pendant les six premiers mois ou la première année. Mais des rejets peuvent survenir à tout moment et le rejet chronique est la première cause de mortalité à distance de l'intervention. Ce rejet chronique, appelé aussi bronchiolite oblitérante, se manifeste de manière plus insidieuse que le rejet aigu, par une altération progressive des petites bronches, les bronchioles. Le rétrécissement des bronchioles est responsable d'un essoufflement qui va évoluer vers une insuffisance respiratoire grave pouvant justifier une nouvelle transplantation. En revanche, le risque de rejet tardif du greffon cardiaque, en cas de transplantation coeur-poumon, est beaucoup moins important que lorsque le coeur est greffé seul.


Un traitement immunosuppresseur à vie est donc indispensable pour éviter que le système immunitaire reconnaisse le greffon comme un corps étranger et le rejette. C'est même un élément clé pour la réussite de la greffe et la mise au point de nouveaux immunosuppresseurs permet d'espérer une amélioration des résultats de la transplantation.

Pendant les six premiers mois ou la première année, ce traitement s'appuie généralement sur trois médicaments. Ensuite il est ajusté, en fonction des bilans, pour essayer de trouver la dose minimale efficace. En effet, en altérant les défenses immunitaires, les immunosuppresseurs augmentent le risque d'infection et, à plus long terme, de cancer. Il est donc lui-même à l'origine d'une mortalité importante.

Des bilans réguliers sont indispensables, généralement tous les mois, puis tous les deux mois, pour contrôler la fonction respiratoire, rechercher des signes de rejet et dépister les effets secondaires du traitement immunosuppresseur. Des petits prélèvements bronchiques (biopsies) sont parfois réalisés au cours d'une fibroscopie, pour rechercher des signes de rejet. Une fois rentré à son domicile, le patient doit mesurer quotidiennement son souffle à l'aide d'un spiromètre portatif et contacter sans délai son centre de transplantation devant tout signe anormal (toux, fièvre, essoufflement…). Si une infection ou un rejet est suspecté, une fibroscopie avec biopsie est nécessaire pour confirmer le diagnostic et mettre en route sans délai un traitement adapté.
Tant que le greffon fonctionne bien, les personnes transplantées peuvent mener une vie quasiment normale et retrouver notamment une vie scolaire, professionnelle et sociale active.
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guilaine
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Féminin Messages : 13
Date d'inscription : 22/06/2011

MessageSujet: Re: Transplantation pulmonaire    Ven 24 Juin - 23:10

juste merci marie d'avoir publier cela!trés complet!biz
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Transplantation pulmonaire    Ven 24 Juin - 23:42

Oui merci Marie pour ces infos et espérons que nous n'aurons à recourir à cette opération pour le moins délicate , que le plus tard possible. ^^
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MessageSujet: Re: Transplantation pulmonaire    Aujourd'hui à 4:34

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Transplantation pulmonaire
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